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Façon Amelie Poulain !
En rentrant chez moi hier soir, j'ai eu l'agréable surprise de trouver devant ma porte, de belles fleurs blanches, en pot, magnifiquement présentées dans un joli papier transparent avec le petit autocollant "plaisir d'offrir".
C'est agréable de trouver des fleurs devant sa porte quand on ne s'y attend pas du tout.
Mais comment sont elles venues ? Qui a eu cette douce attention ?
J'ai écarté délicatement les feuilles de la plante, pas de carte ! rien dans la boîte aux lettres à côté, pas de message sur répondeur. Est-ce bien pour moi ?
Ma porte est la seule de la ruelle...ce n'est pas la St Valentin, ni mon anniversaire, encore moins ma fête.
Des fleurs, un homme en principe mais une femme sachant que j'aime les fleurs peut aussi avoir cette idée.
Blanches, c'est le symbole de la pureté et de l'innocence, c'est moi Marie !
En pot... quelqu'un qui sait que je replanterai en terre cette plante de massif.
Quelqu'un qui ne pouvait pas attendre mon retour et qui a laissé ce cadeau à droite près des volets à l'abri des
regards, quelqu'un de discret ?
Bon. Attendons, il ou elle se manifestera sûrement pour qui je me dirai "mais bien sûr !"
.
Cette étude est à votre disposition sur google sous le titre "heurtoirs populaires languedociens et leur symbolisme du XV au XXès." plus de 220
photos -
En voici quelques extraits :photos de marie-christine Matray
Objets d'art à part entière, les heurtoirs séduisent les photographes, les poètes et les amoureux de patrimoine. Il émane d'eux une sorte de mystère indéfinissable mêlé à une valeur symbolique. Ce mystère et cette valeur symbolique interpellent et contribuent à leur mémoire patrimoniale et culturelle.
Pourquoi un dauphin, un silène et un coq, un cygne, Neptune ou une main avec un citron sur une porte ?
Parce que des symboles religieux issus du christianisme mais aussi de civilisations plus anciennes, principalement gréco-romaines sont encore présents dans notre culture.
De nouveaux symboles se sont substitués ou sont apparus avec l'évolution de notre société. Ils sont d'ordre sociologique ou psychologique, nous parlons de cryptogrammes et logos. Mais ont-ils la force dimensionnelle de ceux où le spirituel et la conception du monde s'exprimaient par une représentation géométrique ou par ces dieux puissants de l'Olympe qui côtoyaient les mortels ?
Étymologie : Le mot heurtoir vient du verbe "heurter" et du suffixe "oir"qui désigne un instrument ou un lieu permettant d'effectuer l'action contenue dans le verbe. En gardant en parallèle le rôle de la porte, l'auteur lance des pistes d'interprétation et développe les symboles les plus significatifs. Il est alors étonnant de constater que la famille, la longévité, le bonheur sont les plus fréquents et qu'en amont il est possible d'observer trois grands catégories de symboles.
La porte D'un côté, le monde extérieur vaste, peuplé d'inconnu et de mystères qui peu représenter des menaces ou de l'insécurité. De l'autre, l'univers limité et intime qui abrite une communauté familiale ou sociale au nombre d'individus restreint. La porte autorise ou refuse l'osmose de ces deux mondes et sur celle-ci le heurtoir a le rôle principal de permettre la demande relationnelle de l'extérieur vers l'intérieur.
Pour cette fonctionnalité, le choix des sujets n'est pas anodin. Au cours des siècles, les artisans ont utilisé des symboles issus principalement des valeurs spirituelles du Moyen-Âge (judéo-chrétienne) et de l'Antiquité gréco-romaine.
Trois grandes familles pour les classer :
Accueil, protection et position sociale sont les grandes familles de classement des symboles des heurtoirs.
Ex : la main, le lion et la corne d'abondance
Ce magnifique heurtoir gothique (1250-1500) en fer forgé appartient à la catégorie "'accueil". Ses symboles sont issus de notre culture judéo-chrétienne.
La platine porte des motifs trilobés. Le modèle est personnalisé par une Croix de Malte sur la platine et une Croix de St André sur le marteau hexagonal. La Croix de Malte est perçue comme un message d'hospitalité car l'Ordre est à vocation hospitalière. La Croix de St André renforce ce message car selon l'évangile de St Jean, cet apôtre aurait donné au Christ les cinq pains et les deux poissons qui permirent de nourrir cinq mille personnes. St André était très vénéré dans l'orient des croisades.
La symbolique médiévale des chiffres est présente dans la reprise de quatre fois le chiffre 3 exprimant le 12. Cette symbolique chrétienne dans la suite de la tradition pythagoricienne associe les nombres à l'ordre divin. "le 4, pair, ce qui est temporel, du domaine du corps. Le chiffre 3, impair, indivisible désigne ce qui est indestructible, du domaine de l'âme". Le 12 correspond au monde fini.
L'anneau est sans doute le plus ancien modèle d'accueil. Initialement simple ou avec un poids à son extrémité, il était dès le XIè à la porte de certaines églises un message d'asile. "Saisir l'anneau" signifiait demander l'hospitalité. En exemple les anneaux de fer forgé au milieu des portes de la façade ouest de ND de Paris, ces cercles sont appelés les anneaux du droit d'asile.
L'allégorie de
l'Ouroboros : le serpent est un animal de la mythologie grecque. En latin, l'Uroborus signifiant "qui se mort la queue" est un ancien symbole d'alchimie et d'éternité qui se
représente par la roue.
Ici, avec le serpent qui mange et qui est mangé, le symbole représente la nature cyclique et l'éternel recommencement des choses.
La roue est un symbole très fort dans de nombreuses cultures, elle évoque la rotation et le cycle éternel des choses et de la vie.
Elle est aussi un symbole solaire liée à Apollon chez les grecs et vénéré chez les romains.
L'ouroboros représente l'union du monde terrestre (le serpent) et du monde céleste (le cercle).
L'allégorie du lion au centre du cercle pourrait signifier l'union de la force et de la vérité éternelle.
Les heurtoirs évoquant le bonheur, l'amour et la famille qui portent un coeur.
Les heurtoirs "pattes de grenouille" apparaissent au XVIIès ce sont des anneaux plus larges que hauts.
les heurtoirs "boucles de gibecière" au XVIIIè rapellent le sac de chasse.
les marteaux de porte : toupies, gouttes d'eau, carrés...
Les pleureuses d'amour (ci-dessous) avec la présence d'un petit gland symbolisant l'attente de l'amoureux devant la porte de sa bien-aimée !
Les mains gauches, droites, féminines, masculines, avec ou sans bague... tenant une pomme ou un citron.
Les mains sont intéressantes, elles sont très différentes les unes des autres. Mains gauches ou droites, la bague est à l'auriculaire, l'annulaire ou le majeur. Parfois même deux bagues !
Et cette boule dans la main ? Il s'agit souvent d'une pomme et même quelque fois d'un citron !
la pomme le citron
Développons "la pomme". Plusieurs possibilités :
- Un symbole d'hospitalité et de convivialité pour celui qui vient frapper à la porte ?
- Le symbole biblique, la pomme de la tentation, fruit du pêché originel, créateur de l'humanité. La famille qu'abrite la porte ... ?
- La pomme du Jardin des Hespérides, symbole d'immortalité. 11è des travaux d'Hercule, le dieu protecteur qui écarte des dangers.
- la pomme coupée en deux qui évoque le pentagramme. "La pomme, même de nos jours dans les écoles initiatiques, est le symbole imagé de la connaissance". Le pentagramme représente le 5, chez les Pythagoriciens il est signe d'union des cinq éléments de base : l'esprit, le feu, la terre, l' eau et l' air.
- le 5 est aussi un symbole d'équilibre et d'harmonie chez les Francs-Maçons (remarque : les mains à la pomme portent la bague au médium)
Elles sont souvent féminines mais peuvent très masculines avec des veines fortement apparentes.
La main symbolise l'accueil. Elle apparaît au XIXè.
"La main de celui qui demande est toujours en dessous de celle de celui à qui il demande" Proverbe africain.
Les anthropomorphes :
Le visage s'apparente à une certaine prestance, il représente la réussite sociale ou plus généralement la position sociale.
Les zoomorphes : chien, lion, chat, vautour, poisson, cheval, coq , cygne...
Si le lion est un symbole de protection, que dire d'un vautour ou d'un signe ?
Réponse : l'origine est dans la mythologie greco romaine. Le cygne, le vautour, le milan et le corbeau sont des animaux divinatoires dont le vol est utilisé pour le choix d'un emplacement. Ici, le foyer.
La légende dit que Romulus observa le vol de 12 vautours au dessus du Mont Palatin et pour déterminer l'emplacement de la ville de Rome.
Les poissons et autres hybrides ...
Le coq ?
Symbole de protection : "sur le clocher de l'église, il annonce le lever du jour, le jour où le Seigneur reviendra. C'est un symbole de résurrection chez les chrétiens.
Dans l'histoire, le coq est le symbole de la Gaule. "Galus en latin voulait dire à la fois gaulois et coq". Peu présent au moyen-âge, il revient pendant la période révolutionnaire sur un écu, avec le bonnet phrygien symbole de courage. L'allégorie de la fraternité porte un bâton souvent surmonté d'un coq.
L'Empire choisit l'aigle et sous la troisième république le coq sera réhabilité. Il orne la grille de l'Elysée que l'on nomme la "grille du coq". Pour beaucoup le coq est le symbole de la France et un emblème sportif.
Pourquoi Neptune sur un heurtoir pour cavalier ?
Remarquez que le heurtoir pour cavalier est assez rare, placé à plus de 2m du sol pour que le visiteur n'ait pas à descendre de cheval.
On observe un visage entouré d'une grande barbe, l'anneau a deux poissons au crâne bombé ressemblant à des dauphins, c'est Neptune. L'origine est mythologique et greco-romaine. Neptune identifié à Poséidon chez les grecs, est le dieu de la mer mais aussi le protecteur des chevaux et des marins. Il est représenté souvent dans un char tiré par quatre chevaux d'écume, un trident à la main...
Voilà pourquoi il est présent sur les heurtoirs pour cavaliers.
Pourquoi un heurtoir avec un trèfle !
Ce heurtoir présente une platine en rosace asymétrique de volutes de feuilles. Au centre de l'anneau, un petit trèfle.
Comme les formes trifoliées et les arcs trilobés, le trèfle est un symbole chrétien évoquant la Trinité. La croix chrétienne est parfois représentée avec un trèfle à chacune des extrémités supérieures, elle est dite tréflée.
Mais pour Homère, le trèfle apporte immortalité, richesse et protection. Son rôle sur la porte est donc justifié !
L'asymétrie et les volutes rapprochent ce modèle du style Louis XV.
Enfin un charmant "petit diable" peut vous accueillir
Voyez-vous sa tête coincée dans l'articulation de l'anneau "cuisse de grenouille" ? De près vous verriez même qu'il vous tire la langue !
Symbole de protection : "il faut chasser le diable par le diable" proverbe tchèque.
Dans la société du Moyen-Âge, la religion domine la vie quotidienne et influence fortement les esprits. Le diable est l'ange déchu de l'apocalypse et du jugement dernier : "retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges" (Évangile St Matthieu 25, 31-46). Le diable est l'esprit du mal, comme le dragon, il marque la limite à ne pas franchir sous peine d'être maudit. Dans la tradition judéo-chrétienne et l'imaginaire populaire, c'est Satan représenté avec des oreilles pointues, comme ici.
Vous verrez aussi des "s"
Ces volutes en "S" symbolisent l'unité et le mouvement avec double évolution. Elles rappellent le rôle de la porte entre le monde extérieur et le monde intérieur.
Ceci est un aperçu de l'étude où il est également question des styles et de l'évolution du travail des métaux, l'ensemble présenté sur une trame chronologique.
Beaucoup d'autres symboles y sont analysés et développés : la fontaine, le coquillage, la pomme de pin, le serpent, le cygne, la vautour, le coeur, l'étoile de David, le chat, le chien, le lion, la couronne, le fer à cheval, le "S", le dauphin, les poissons, le chêne, la roue...
"Histoire de heurtoirs ou le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens du XVè au XXè s"
Etude complète en vente sur Priceminister et Ebay
mcmatray@aol.com
avec une musique médiévale ?
Le château figurait sur la carte de Cassini au relevé de 1758 et publié en 1761.
Sur une de ses portes, on pouvait lire l'inscription
"tant de peine pour amasser et puis mourir et tout laisser"
Jusque dans les années 1970, il existait un vieux château qui dominait Vaise. On l'appelait "le vieux château" et il faisait rêver les enfants car on disait que c'était celui d'Henri IV !
Château de la Duchère - (BML - Fonds Sylvestre) Gravure XIXè- le château de la Duchère
Quand j'étais enfant puis adolescente, j'ai vécu de 1962 à 1972 dans les quartiers alors neufs de la Duchère, le 9ème arrondissement périphérique de Vaise à Lyon (69). Ce n'était pas la grosse cité populaire qu'elle est devenue. La barre d'habitation était alors la première construite et entourée de prairies, de vieilles fermes avec des vaches et des jardins de rosiers... Des super balades !
Cette barre était appelée "le château" parce qu'elle était flanquée de huit tours et construite sur le domaine d'un château médiéval du XIVè siècle, le "vieux château comme on l'appelait.
Il y était jusqu'en 1970, il n'y était plus en 1972 lorsque nous avons déménagé. Seule un tour du mur d'enceinte "rabotée" à un tiers de sa hauteur initiale est demeurée.
Il a été totalement rasé dans les années 1970, sans aucun respect pour le patrimoine historique qu'il représentait. J'ai relevé dans une discussion sur un blog en 2005 :
"il devait être détruit lors de la construction des grandes barres de la Duchère. Mais à la dernière minute, sous la pression des associations de défense du patrimoine, Pradel prend plus ou moins la "décision" de l'épargner, puisqu'il est relativement loin (100m environ) de la plus proche des nouvelles constructions (un peu comme Ménival dans le 5ème)Mais lors des premiers coups de pioche, comme le château ne figure sur aucun des plans de masse et qu'aucun des chefs de chantier n'est au courant de la toute neuve décision municipale, il est fortement endommagé. Oh encore une erreur ! Alors, on se décide à l'achever..."
Comme j'étais déjà passionnée de dessin et de Moyen-âge, j'avais fait un croquis que je viens de retrouver :
dessin mc Yvanès
Il était assez imposant. Un raccourci était utilisé par tous les habitants de la cité qui permettait de "descendre" rapidement à Vaise et de rejoindre la rue Marietton.
Il se prenait dans la cour (ci-dessus) devant le vieux château et descendait assez raide dans le bois... je le prenais régulièrement.
Il m'est arrivé aussi d'entrer plusieurs fois dans le château de la Duchère car des familles y logeaient et les enfants étaient dans ma classe.
Le château avant sa démolition
Je me souviens que l'on accédait à une cour intérieure dominée par des galeries et des pièces sur plusieurs étages. On s'y perdait !
Une pièce était la fierté des locataires, elle possédait un magnifique plafond peint aux motifs de couleur or, bleu et rouge qui selon leurs dires avait été quelque peu endomagé à la Révolution de 1789. Pour nous les enfants, c'était un trésor. En existe-il des photos ?
Il y avait aussi des oubliettes, la porte condamnée descendait dans les caves et les sous-sols. A ce moment-là, tout était encore authentique.
Il y avait aussi une croix de pierre dans le bois qui l'entourait, je m'en souviens par ce dessin :
Un lavoir a échappé à la folie dévastatrice des promoteurs. J'ai lu qu'une association (l'Association de Sauvegarde des lavoirs des Monts d'Or) a entrepris de le sauver.
Photo de Michel Matray
Il s'agit d'un imposant lavoir sans doute à l'image du château, de 12 x 5m daté de 1661. Il est alimenté par le ruisseau des Gorges. "Le dernier lavoir de Lyon" d'après René Chevalier, Historien et ancien habitant de la Duchère.
Le château aurait accueilli Mme de Sévigné et Henri IV à l'aube de son mariage.
- lire la Notice sur le château de la Duchère" écrite par Paul de Varax dans la revue du Lyonnais, n°14. 1872. link
- lire l'article sur l'histoire du château paru dans point actu Bibliothèque Municipale de Lyon link
Ce blog pour qu'il en reste quelque chose...
De même que la peinture change, le dessin lui aussi a évolué; voici les dernières études d'après des thèmes comme :
- l'argent
- l'alcool
- le jeu
- le sens de la vie
- la Dame à la Licorne
- la crise
- la poésie
Je vous laisse les retrouver ... ?

à suivre
photos de marie-christine matray
la visite en musique ?
Un regard curieux sur Vieussan...
Vieussan est un village perché sur un versant sud d'un méandre de l'Orb, entre les gorges d'Héric et Roquebrun, au pied de sa tour féodale et dominé au loin par le massif du Caroux.
Cet article, après quelques photos de présentation générale, concernera
particulièrement le petit patrimoine discret du village, celui que l'on découvre en parcourant les ruelles du village en visiteur curieux et observateur ...
Ruelles caladées de galets roulés dans l'Orb, heurtoirs, serrures, poignées et vieilles portes, lavoir, jardins, bergerie, chapelles mais dans leurs détails... Ainsi que d' autres petites choses ou images insolites à découvrir au gré des flâneries pour le plaisir de partager ce patrimoine.
côté sud, le pont de Vieussan sur l'Orb côté nord, le Caroux
plage de l'Orb en automne le village et l'Orb
les ruelles
Les voûtes et les calades
L'église St Martin Le chemin de la tour
l'ancienne église et le cimetière Le roc traoucat
(le rocher troué)
Maintenant approchons-nous des rues de plus près...
Calade de pas-de-porte Grande dalle en gneiss du Caroux (ancien menhir ?)
Un mur très ancien à la patine ocre pierre énigmatique Meurtrière, témoin du XII ou XIIIè
Terrasse sur deux voûtes
Conglomérat de galets schisteux dans du tuf calcaire
Pierres en "opus spicatum"
Inscripition à élucider Pierre foyère à la croix (chez un particulier)
Magnifique pierre foyère en demi-lune Escalier en encorbeillement
Dalle en saillie sous une fenêtre Anneau forgé d'une seule pièce
Chattière ronde Ferronerie d'un vieux portail
Pierre blasonnée de 1612 en calcaire local Plaque publicitaire d'assurance
Linteaux avec clé en marbre de Tarassac
Marbre de Roquebrun gravé 1804 AN 13 F.G Linteau en marbre (veiné rose) de Roquebrun
Ouvertures en travertin de Camps, en calcaire bleu de Vieussan et en marbre de Tarassac
En occitan, ce type de ferronnerie est appelé : "Estripa cats" lire estripo cats, traduire par "écorche chat"
Fenêtre dont le linteau est une pierre non taillée en calcaire de Vieussan.
Les montants sont en gneiss, pierre du Caroux, ce sont des galets charriés par l'Orb et retaillés par l'homme.
L'appui récemment remplacé est une pierre de Madalle.
Banc avec une dalle en calcaire bleu de Anneau de porte Poignée XIXè
Heurtoir ou pendeloque Heurtoir zoomorphe XIXè
Cheminée d'inspiration sarrasine Bugadier ou jarre à lessive XVII ou XVIIIè
Croix tréflée en fer forgé du XVIIIè. Revers du coeur: les trois clous symboles de la crucifixion
Au dos, derrière le coeur (symbole de la Passion) central figure la date de 1789. Cette croix est une croix de mission. Après la révolution de 1789, l'église catholique au XIXè envoie des missionnaires pour prêcher à nouveau l'évangile dans les villages. Une croix de mission était érigée à cette occasion, ici en 1862, date gravée sur le socle en pierre.
L'église St Martin , ses fresques ...
St Martin St Roch Le Christ
St Roch La Vierge Cloche de 1827
Anciens fours à pain
Le bénitier de l'ancienne église La trémie à châtaignes
Portes en fer et fonte du XIXè
Descendons au bas du village, aux jardins de la rivière...
Le lavoir ou Caudier (en occitan : source d'eau tiède) et ses sept places
La cabane du passeur sur la berge de l'Orb
Puisage avec une pompe à chaîne
et irrigation des jardins potagers par le système des tannes
Au pied du village, la croix du Chaudier En haut du village, la croix du Pé-destrech
(ancien chemin du lavoir) (passage étroit)
Arc-en-ciel sur la "tête" du
Caroux vu du haut du village
Merci à José Fornells pour les précisions apportées aux légendes de cet article.
Au bas de la rue de l'Evêché à Caux, petit village de l'Hérault, il reste sur un mur à l'emplacement comparable à celui d'une plaque de rue, trois anciens carreaux que l'on pense en faïence du XVIIè et que les promeneurs regardent avec curiosité. Cette rue de l'Evêché monte droit à l'église de St Germain-St Protais, située au coeur du centre historique..
Mais que veulent dire ces trois carreaux ? Ont-ils fait partie d'un ensemble ou n'ont-ils toujours été que trois ? Leur énigme n'est pas vraiment élucidée...
En regardant bien, il semble qu'il y ait un fil conducteur dans les symboles de cette petite frise ? Une frise de trois... comme la trinité ?
- le premier carreaux représente un coq coloré de fière allure, tourné vers la gauche, regardant vers l'église, le bec ouvert, il chante.
- le deuxième : une tête d'ange reconnaissable à ses deux ailes, regardant vers la gauche, vers l'église.
- le troisième : un cheval blanc harnaché mais sans cavalier, les pattes levées en diagonale indiquent un trot. Il chevauche aussi vers la gauche, vers l'église.
Mais qui a-t-il donc à gauche si ce n'est l'imposante église du XIIIè qui domine de toute la hauteur de son clocher-donjon la rue de l'Evêché ...
Recherchons dans les symboles de notre culture judéo-chrétienne :
- Le coq, symbole solaire, annonce le lever du soleil. Il représente la résurrection chez les chrétiens. Son chant annonce le jour nouveau comme le chrétien annonce le jour où le Christ reviendra.
- L'ange, ici un "ange de lumière" est un messager du Seigneur. Le protecteur de la vie.
- Le cheval est un messager aussi, il est blanc c'est un symbole solaire, de pureté. Le cheval blanc dans l'imagerie populaire est le cheval des sauveurs (Henri IV, le Prince charmant...) Mais aussi des prophètes dans notre culture chrétienne, le blanc est la couleur divine associée à Dieu. Jésus Christ est parfois représenté sur un cheval blanc.
Ce n'est sans doute pas un hasard si ces trois carreaux placés à l'angle de la rue de l'Evêché et de la circulade des Puits Alliés annoncent la montée directe vers l'église.
Les trois représentations regardent vers la gauche, peut-on aller jusqu'à dire que la chronologie de l'ancien testament dans la conception des cathédrales est respectée ?
Que conclure sinon à un message à connotation très probablement chrétienne annoncant la venue du Christ et indiquant "la "maison du Seigneur, notre Sauveur".
C'était juste une idée...
Une bûche au début comme une autre qui devait finir dans la cheminée... mais ses formes rondes et cette morphologie interpellent...
La branche semble exprimer une volonté de vivre. Le corps de la nymphe craque l'écorce et révèle une sensualité féminine harmonieuse. Non, impossible de la traiter en sorcière !