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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 18:06

Une importante généalogie ABAD est en ligne sur plusieurs sites de généalogie qui rejoint celle connue de mes ancêtres les Beltra de Novelda en Espagne.

Au plus haut, 11 générations au dessus de mon grand-Père Miguel Ivanès, elle arrive au couple Abad x Palazzi à Trépani en 1223 en Sicile.

Voici les noms présents dans cette généalogie de 1840 à 1223 : Ivanes, Beltra, Rover, Perez,Sylvestre, Gomez, Martinez, Abad, Navarro, Garcia, Mira, Altet, Seller, Amoros, Ivorra, Bernabeu, Miralles, Serrano, LLedo, Carrança, Ximeno, Jaco, Gaso, Sirera, March, Juan, Herrero, Castillo, Pertusa, Girones, Santoja, Torregrossa, Pellicer et Palizzi.  

Les généalogie se confondent le 16.10.1869 lorsque mon arrière GP épouse Josefa-Maria- Filomena Beltra à Oran.

Une recherche sur les ancêtres de Sicile me surprend, c'est tellement loin 1223... Je trouvai bizarre que l'on retrouve les dates précises de naissances, mariages et décès de toute une lignée de Beltra et Abad mariés aux Ivanes. Cela arrive pour des familles "historiques" et c'était le cas.
Benedetto Nicola Abad épouse en 1223 à Trapani en Sicile, Giovanna Palazzi. Lui, est "VISITEUR GÉNÉRAL IMPÉRIAL de SICILE" à partir de 1229 pour le "SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE". Il est le fils du Consul de Florence. Elle, d'une famille de noblesse italienne les Palazzi, mentionnée ds les archives 'Histoire de l'Italie"(photo ci-dessous). Deux fils : Palmiero est un lointain ancêtre direct, et le religieux connu sous le nom Alberto Abad fut canonisé St Albert de Trapani ou de Messine le 31 mai 1476 par Sixte IV. Sa fête le 7 aout, dans 2 jours !
C'est après 1255 que la famille migre à Alcoy (province d'Alicante) en Espagne où Palmiero Abad décède en 1294.

Histoire de l'Italie (1838) par le Dr Henri Léo. T 2, p.391

Histoire de l'Italie (1838) par le Dr Henri Léo. T 2, p.391

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Published by marie - dans genealogie
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 18:14
signature de la peinture "le joueur de mandoline"

signature de la peinture "le joueur de mandoline"

Depuis mon enfance, je vois cette peinture dans le salon de mes parents. Comme je peins, elle m'interpelle. Celui qui a peint ce joueur de mandoline, n'est pas connu mais savait peindre. Le nom de Gimenez-Gavarre a disparu de France en 1891 d'après les sites de généalogie, avec une Carmen Gimenez-Gavarre. Mais le patronyme perdure en Algérie. Mes recherches se tournent donc vers ce pays.

Je suis preneuse de tout renseignement sur ce patronyme....

 

Gimenez-Gavarre (peinture) : le joueur de mandoline
Gimenez-Gavarre (peinture) : le joueur de mandoline

Hors, mes ancêtres espagnols avaient migré milieu XIXe à Oran, ils étaient tuiliers. Un métier du bâtiment qui permet de trouver du travail. Une branche de cette famille avait fait fortune dans la chaussure et souvent j'ai entendu dire "les Yvanes d'Oran, les vendeurs de chaussures !" Mon grand-père Miguel Yvanes (Ibanez) est né à Mercel-Kebir en 1881, il était confiseur. Mon père est né à Lourdes en France.

Cette peinture viendrait apparemment de successions en héritages des Yvanes d'Algérie ou des Beltra ?. La dernière à l'avoir eu est ma grand-mère Suzanne Latour* épouse Miguel Yvanes. Elle l'a offert à mes parents après la mort de son mari, mon grand-père paternel... celui-ci avait pour parents Jaymes Yvanes, tuilier, né à Altéa (Espagne) et Josefa, Maria, Filomena Beltra, ménagère, née à Novelda (Espagne).

La peinture est de belle facture et assurément fin XIXe siècle.

* voir "mes Latour d'Istanbul" http://heurtoirslanguedociens.over-blog.com/tag/ulysse%20latour/

Gimenez-Gavarre (peinture) : le joueur de mandoline

A ce jour je cherche donc d'où vient cette peinture et qui est Gimenez-Gavarre.... un petit tour sur le site ANOM de généalogie d'Afrique du Nord s'impose....

N'hésitez pas à me laisser un message sur le contact de cette page, si vous avez quelque chose dans ce sens-là... Merci.

En questionnant la doyenne de la famille, ma tante. J'ai appris que mon arrière GP Ulysse Latour, a son retour de Turquie, à Paris, a ouvert une galerie de peinture !

je ne sais où ni combien d'années. Mais à sa mort, il restait quelques toiles, dont ce joueur de mandoline et deux portraits parait il de grande valeur. Ma grand mère Latour a laissé à mon père le musicien et s'est fait voler les deux autres toiles. C'est son compagnon qui les aurait roulées (sans le cadre) pour partir vivre et les vendre au Portugal. Ce, après 1971, date de son décès, lors de la succession...

Cette peinture aurait été achetée vers 1886 date du mariage d'Ulysse à Aulnay sous bois (93) pour sa galerie. Je ne sais pas quand exactement il a quitté Istanbul.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 19:09

"Les effroyables complaintes du XIXè siècle"

Les affaires Pomarèdes, Rouyre et Arnaud.

par Marie-Christine Matray

Préface de Jean-Marc Barrier

Dans toutes les librairies et en ligne : ISBN 979 10 96474 18 9  - 20€ ttc

lien vers les Editions Noumène : http://www.noumene-editions.com/librairie/effroyables-complaintes-xixe-siecle/

lien vers la presse et association "les amis de Pézenas" :

http://amis-pezenas.com/25-mars-2017-a-10h30-librairie-lanet-de-pezenas-parution-litteraire-effroyables-complaiontes-de-marie-christine-matray/

 
 
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray

Publié par les Editions Noumène

7 Clos des cigales 30980 LANGLADE  (04 66 81 58 81)

Dédicaces le 25 mars 2017 à la Librairie LANET

 Place de la République à Pézenas à partir de 10h30

Pour son troisième ouvrage, l’auteur s’intéresse aux complaintes du XIXe siècle et plus particulièrement aux complaintes dites judiciaires qui n’en finissent pas de surprendre !

« Venez jeunesse, pour entendre

L’histoire d’un vil assassin… »

Quand Pomarèdes, brigand guillotiné à Pézenas en 1843, mit le feu à sa maison en 1836 pour toucher l'assurance, qui aurait cru que son nom flirterait six ans plus tard avec le romantisme de Goethe ?

Les premières poésies se déclinent dans la veine des grandes narrations épiques héritées du Moyen-âge, aux élans lyriques et impressionnantes morales religieuses. Puis, dans la mouvance littéraire du siècle, en trame de fond, le romantisme s’immisce dans cette forme poétique narrative, liée à des destins tragiques. Arrive alors un vent de liberté, au diable le nombre de pieds ! Voilà même des refrains, prémices de la chanson moderne. La morale religieuse tombe la soutane pour devenir laïque et la justice des hommes s’impose. Chose extraordinaire, le doute s’installe dans la dernière complainte, quant à la nécessité de la peine de mort…

Que sont devenus les acteurs secondaires de cette l’affaire judiciaires ? Leurs destins après l'exécution...

Installée en Languedoc en 2005, autodidacte, passionnée d’Histoire et de patrimoine, Marie-Christine Matray a suivi des modules sur le Moyen-âge, les écritures anciennes et l’Histoire de l’Art à l’Université Lumière Lyon II.

Livres précédents : le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens

                                Un castrum de l'an mil.

 

POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
POMAREDES - LES EFFROYABLES COMPLAINTES DU XIXè siècle - livre mc Matray
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 11:32
"un castrum de l'an mil" un voyage dans le temps grâce au patrimoine

Voici mon deuxième livre sur le patrimoine du Languedoc, après "le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens" paru en 2013.

le livre est paru voici le lien vers la nouvelle présentation d'overblog. http://portesetheurtoirs.overblog.com/

invitationpatrimoine@gmail.com ou 04 67 30 82 89. 116pages - 16€ ttc

N'hésitez pas à poser des questions ou à commenter, ma démarche est toujours la même, qu'il reste quelque chose de l'histoire de ces vieux murs appelés à disparaître si rien ne se passe.

Dans ce deuxième livre, je fais part de ma curiosité pour le patrimoine et partage les résultats de ma recherche sur le bâti et les archives d'un castrum. Ce pourrait être n'importe quel monument partiellement dérasé de France et de Navarre. Cette recherche ne doit pas être considérée comme une publication historique ou archéologique mais simplement comme un voyage dans le temps grâce au patrimoine, accompagné de poésie médiévale.

La préface est de Noël Houlès, archéologue, ancien président de la Fédération Archéologique de l’Hérault, président de l’Association Culturelle les Amis de Cabrières, président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau-de-Guers.

Que je remercie.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 09:19

Merci à tous pour vos abonnements à ce blog, je reçois de nombreux avis d'inscription depuis quelques semaines. J'ai aussi adhéré à la nouvelle version d'overblog, vous me trouverez à http://portesetheurtoirs.overblog.com

Suite à l'article de ce même blog, un livre est paru en juin 2013, c'est mon premier livre, il s'intitule :

"le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"

du XVe au XXe siècle

Ce sujet est traité pour la première fois, édité en 2013, ré-édité en 2014..

Prix public : 16 €  (+frais d'expédition de 3€ en lettre bulles). Vous pouvez le commander sur :

contact : invitationpatrimoine@gmail.com

mais aussi dans votre librairie, sur Amazon, Priceminnister, Ebay...

Il m'a semblé nécessaire de faire un livre sur ce thème, autre qu'un simple livre de photos. Même ci-certains disent qi'il s'agit de culture générale, tout le monde ne sait pas l'origine de nos symboles. Un jour j'ai vu un heurtoir représentant un oiseau qui n'était pas le cygne habituel... C'était un vautour et cela m'a donné envie d'écrire.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi un dauphin, un cygne ou une main tenant une pomme sur une porte ? alors cela vous interessera.

ma présentation Matray-M.-Christine.jpg

Installée depuis 2005 dans le Piscénois, je suis curieuse d'Histoire et de Patrimoine. Originaire de la Région Rhône-Alpes et présente dans de nombreuses associations de protection du Patrimoine pour une chapelle ou un château, j’ai suivi en dehors de mon poste de secrétaire au Ministère de l’Agriculture, des modules en Histoire et Histoire de l’Art à l’Université Lumière Lyon II.

J’ai été particulièrement comblée en découvrant le Patrimoine très riche de l’Hérault et ma curiosité m’a portée vers les heurtoirs très nombreux en particulier à Pézenas et à Béziers dont les centres historiques conservent encore de beaux exemplaires.

P Pezenas goth. 12 r. A. Sabatier140 photos réalisées en deux ans sur plus de 30 communes de la région et principalement à Pézenas m’ont incitée à poursuivre une recherche sur les symboles et les messages transmis depuis des siècles...

En m'enrichissant des connaissances de Compagnons, artisans ébénistes et ferronniers d'Art pour mieux connaître le travail du fer et les styles, j'explique des symboles et des messages transmis autrefois par des artisans, messages que l'on ne soupçonne pas !
Ils viennent de très loin, de notre culture judéo-chrétienne et de racines gréco-romaines, ils ont traversé l’Histoire et les styles et sont encore présents mais pour combien de temps encore ?

 

Ce heurtoir gothique est en première page de couverture, par le graphisme et les nombres, il est plein de messages. Il n'y a pas de hasard, tout était calculé par les artisans ferronniers d'Art, ici de 1250 à 1400.

Ce livre est un guide  qui permet de voir autrement les heurtoirs en parcourant les rues des centres historiques des villes et  les villages du Languedoc. mais certains se retrouvent dans toute la France car les origines sont les mêmes pour beaucoup de modèles.
Plus de 35 symboles sont abordés, de l'anneau initial du "droit d'asile" à la fontaine-source de vie ou au lion-protecteur toujours reproduits aujourd'hui en passant par le coq, l’ouroboros, le vautour ou le cygne et beaucoup d’autres.

Le livre ?

96pages +4 couverture, couleur 148x210mm "brochures dos carré collé" par l'imprimeur FLAM - 22 rue Lazare Carnot 34200 SETE.

marie-christine Matray

 

autre lien :http://www.region-midipyrenees-languedocroussillon.com//les-heurtoirs-de-portes/

"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"
"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"
"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"
"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"
"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"

"Le symbolisme des heurtoirs populaires languedociens"

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 10:24

Le livre est paru 20 février 2015, voir le lien vers la nouvelle version d'overblog : http://portesetheurtoirs.overblog.com/

Le titre un castrum de l'an mil"

Une étude est publiée sur les ruines du Château de Maders (Mazers) sur la commune de Fontès avec un livre en prévision :

Cette recherche ciblée est plutôt d'intérêt local voire "touristique" concernant un patrimoine précis et un objectif : "tout" faire dire à ces pierres, à ce nom pour ressusciter au plus juste le passé du château dans le contexte de l'Histoire du lieu et du Languedoc des XI et XIIè siècles.

Pour ceci, il faut des sources sûres comme les archives, les études et livres d'historiens, des thèses ... exemple :

- "la féodalité languedocienne"- Hélène Débax

- "les seigneurs de Clermont-Lodève"-Ph. Huppé

- "les castras abandonnés du XIè siècle dans l'Hérault" de Vivien Vassal (Drac de Montpellier)

- " Châteaux du Languedoc montagnard aux Xè et XIè - Florence Journot

- les archives : AD et AM de Montpellier, l'Histoire générale du Languedoc...

et d'autres, mais aussi :

Une observation de la géologie et des matériaux utilisés avec un géologue, une recherche sur la construction d'un château. avec les éléments restants : courtine, archères à étrier...

Maders dresse ses ruines polychromes sur un tertre aplani quelque part entre Neffiès et Fontès sur la route de Cabrières...Le château est mentionné en 1059 comme appartenant à la vicomté de Béziers dans un serment du Comte de Razès à la comtesse Rangarde de Carcassonne. Probablement construit fin Xè siècle ou tout début XIè siècle d'après l'étude du bâti, il a été abandonné au début XIIIè siècle. Croisade des Albigeois, guerre de cent ans, brigands et insécurité... dépopulation ??? à suivre...

Ce livre est paru en 2015 ! vos commentaires sont les bienvenus.Voir aussi le lien http://heurtoirslanguedociens.over-blog.com/article-les-ruines-du-chateau-de-mazers-112095013.htmlhttp://

marie-christine matray

Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
Maders, castrum abandonné du XIè dans l'Hérault - Fontès
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:59

Une huile sur toile 70x80cm

Cela peut paraître abstrait mais en fait cela ne l'est pas. Il s'agit de "mon" interprétation de la vue aérienne des méandres de l'Orb au dessus de la commune de Vieussan.

Une grande toile, une peinture à l'huile au pinceau et au couteau. Un liseré de couleur or souligne par endroit les berges de l'Orb...

Tous droits réservés ©

"Vieussan" ou "les méandres de l'Orb" (peinture)
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:37

le livre est paru en 2015, voir le lien  http://portesetheurtoirs.overblog.com/2014/03/maders-castrum-abandonne-du-xie-siecle-dans-l-herault.html

 

Le château de Maders (aujourd'hui Mazers) est situé sur la commune de Fontès dans l'Hérault,  l'étymologie de Fontès rappelle en latin et en occitan "font" qui désigne une source, une fontaine. La fontaine de Fontès est toujours réputée et il n'est pas rare d'attendre pour remplir son jerrican à la fontaine du village. Les ruines du château se trouvent sur la D174 entre Neffiès et Fontès. 

Fontès est à l'ouest du volcan du Céressou, les ruines de Mazers sont au pied du volcan des Baumes surplombant le ruisseau du même nom qui en descend.

       " Mazers s'affirme par les ruines de son château fort, larges remparts, debout sur un mamelon isolé...

                                 (l'Histoire de Fontès et de ses environs" de l'Abbé Bigot-Valentin)  

DSC02746  chateau et vignes  DSC02775.JPG

                             le volcan des Baumes                                                                      les ruines   

Le château ou plutôt ses ruines, s'élève sur une motte au pied du volcan en pleine campagne dans les vignes. Les ruines et auprès d'elles une croix, sont cachées par des grands arbres et peu visibles de la route, elles se devinent. C'est un lieu calme de garrigue, de vignes, de chênes verts et d'oliviers.   

mur-est-ronde.JPG   DSC02819.JPG

                                                      le mur Est

DSC02812  mur-sur-exterieur.JPG 

                                                                                              le mur Sud

 mur ouest (2) mur-nord.JPG

                                       le mur Ouest                                                                                   le mur Nord   

"Le castra de Mazers est mentionné par l'historienne Hélène Débax, comme  figurant parmi les douze châteaux (Mourèze, Mazers, Mourcairol, Carous, Roquebrun, Paulhan, le Pouget, Aumelas, Mourèze, Roujan, Vieussan et Abeilhan donnés en gage au comte de Barcelone. Extrait de" la féodalié languedocienne" link     

château de Mazers

Mazers, Maders ?

Aujourd'hui, si l'on dit Mazers, il n'en a pas toujours été ainsi. Sur la carte de Cassini (établie par César-François Cassini de Thury à partir de 1744 pour Louis XV link),  il est écrit MADERS.

Pour l'origine de Mazers, on peut lire dans "Toponymie du pays occitan" (B.Boyrie-Fénié et JJ Fénié)  que "macerias" désigne en latin des murs de pierres sèches ou des ruines. 

F.R Hamlin, dans son livre ''les noms de lieux du département de l'Hérault" écrit :  "du  "Castello de Madernis" vers 1059. Maders, 1770-2 (Cassini), prononcer Mazèr. Variante du terme probablement gaulois maderna "siphon" attesté dans une glose de Juvénal (Holder II, c.369). Les graphies jusqu'au 18è s conservent généralement le d intervocalique passé en z dans la prononciation dès le Moyen-Âge"".

Est-ce que l'occitan ne serait pas une raison de ce changement ?

Un peu d'Histoire

tegulae romaine (2)tegulae romaine (3)Après avoir abrité d'importants établissements gallo-romains comme les Pradesses et Carlencas, Fontès devint site wisigoth  link. Sur la plate forme en friche au sud du château, gisent encore quelques fragments de tegulae romaine qui attestent d'un habitat gallo-romain bien avant la présence des wisigoths qui séjournèrent au Vè s dans notre région, avant  les Francs et le passage des Arabo-berbères qui séjournèrent 50 ans en Languedoc.

Des archives aujourd'hui disparues furent étudiées par l'Abbé Bigot Valentin qui publia un livre en 1878.

 " Fontès avait alors pour étroite ceinture six autres villages ou hameaux, dont quatre eurent le titre de Prieuré, c'étaient : Mazers, Carlencas, La Pradesse, Fitou, Ceilhes et Bardins" et ""L'existence d'un donjon est  confirmée dès le Vès. à l'époque de la domination des wisigoths sur la Narbonnaise. Ce vestige a été le témoin de la Croisade contre les Albigeois et le saccage du Languedoc par l'armée des Francs. " Ext. Les mystères de Latude de JL Bessière

DSC02782.JPG

Au haut Moyen-âge, il est mentionné une chapelle voire même un Prieuré, un cimetière et quelques habitations autour du château que les habitants abandonnèrent pour se rapprocher de l'actuel village de Fontès et de son château, pendant la guerre de 100 ans et les guerres de religion. Au XIIè et XIIIès, le château de Maders sous domination des comtes de Carcassone-Razès et vicomte de Béziers fait partie du fief de Raymond Roger de Trencavel. Il fut confisqué par Simon de Monfort qui prit titres et biens et les légua à son fils Amaury. Celui-ci ne put le gérer en cette période très agitée et accablé de dettes, il céda le vicomté de Carcassonne et de Béziers en 1224, au Roi de France Louis VIII."C'est ainsi que Mazers, son donjon, le verger de pêchers et le champ d'orge attenants ont été rattachés à la vicomté de Pézenas"  Les mystères de Latude.. JL Bessière.

A la fin du moyen-Âge, le hameau est à l'abandon. Au XVIIIès, quelques pans de murs de la chapelle émergeaient encore des broussailles. D'apres les archives "une église paroissiale ayant cloche et fonts baptismaux"

"L'enceinte du village, que des recherches attentives nous ont permis de retrouver, accuse une population de cent âmes au moins" "Sur tous les actes officiels concernant les dépenses du Prieuré Ste Marie de Maders acquittés par son bénéficiaire le Cardinal de Bernis..." Ext. Histoire de Fontès. Abbé Bigot-Valentin.

"Cette église, Ste Marie de Maders dégageait un revenu conséquent. Le bénéficiaire en était le Cardinal de Bernis, évêque d'Albi" Pages d'Histoire de André François.

Sous Louis XV, un personnage s'est illustré qui revendiquait le nom de Jean-Henri Masers de Latude. Il passa 12163 j en prison à la Bastille, Vincennes, Charanton et Bicêtre pour avoir importuné Mme de Pompadour. Il connu le cul de basse-fosse et s'évada trois fois. Son origine n'a jamais été élucidée, fils naturel de Jeanne Aubespri, il a été baptisé à Montagnac le 26 mars 1725.link  Voir le livre "les mystère de Latude" de JL Bessière.

En prison, Masers de Latude écrivit ses mémoires avec son sang sur des matériaux de fortune link Il est resté un prisonnier célèbre pour ses évasions. Le comédien Francis Perrin a écrit un roman inspiré de son histoire "l'enfant terrible de la Révolution".

je relève cette mention sur les archives ecclésiastiques en ligne P.205 link

"CAUX : accord sur les dîmes entre Mgr de Bausset,
le chapitre et le prieur de N.-D. de Maders (1766-
1767). Limites des dîmeries- de Caux et de Maders (1764)."

La construction

Trois hauts pans de murs se dressent  face au Sud et le littoral méditerranéen. Au nord, seuls de gros  soubassements d'environ 1,5m subsistent. Au centre, une basse cour d'environ 600 m2.

  DSC02668  DSC02665

Ces murs sont à première vue très colorés, faits de gros blocs blancs et beiges d'origine sédimentaire et de blocs gris et bruns provenant de la lave basaltique des coulées volcaniques. Ils sont constitués de deux hauteurs de pierre remplies de gravas à l'intérieur, caractéristique des châteaux défensifs.

Un peu de géologie

Les matériaux utilisés ont été pris sur place ou à proximité. Ce sont des produits volcaniques du quaternaire et des roches sédimentaires du tertiaire. Entre ces blocs, le ciment est réalisé avec du sable link de rivière et de la chaux (présente à proximité en témoignent les nombreux fours à chaux exploités jusqu'au XVIIIès).

mur-sur-exterieur--3--copie-1.JPG  DSC02669   DSC02786.JPG        

Les roches volcaniques proviennent de l'érosion du cône du volcan des Baumes( 1,5 M d'années) :

-  des basaltes massifs de couleur noire, provenant de la coulée de lave. Ils renferment souvent des enclaves de péridotites vertes prélevées par le magma basaltique au manteau lithosphérique (à env.70km de profondeur) lors de sa montée vers la surface.

- des basaltes bulleux ou scoriacé issus du cratère.Bulleux parce que les gaz n'ont pas pu s'échapper lors du refroidissement.

- les tufs de retombées de produits d'explosion qui se trouvent à la base du volcan.

       basalte-dut-peridotite.JPG           basalte-alveole.JPG    tuf-lite.JPG

                       basalte avec péridotite                               Basalte bulleux                                         Tuf lité   

Les roches d'origine sédimentaire sont d'âge miocène moyen (env 14 M d'années)et principalement :

-  des grès siliceux à grain fin à ciment calcaire pouvant renfermer des grains de quartz

-  des grès conglomératique et des conglomérats à dragées de quartz

-  des calcaires coquilliers composés de débris de coquillages (huîtres...) consolidés par un ciment calcaire

 

        pierre-tendre.JPG           calcaire-coquiller-miocene.JPG            conglomerat-dragees-de-quartz.JPG

                       Grès siliceux                                     Calcaire coquillier                           Conglomérat à dragées quartz 

       gres-calcaire-conglomeratique--huitre.JPG         ciment.JPG           DSC02683

               une huître fossilisée                          Ciment avec du sable de rivière                             Le calage

Des pierres de calage s'observent plus particulièrement sur le pan Est où l'appareillage est moins structuré, dit de type "incertum" à la base et "assisé" au dessus (en lignes parallèles). L'ensemble  est plutôt "primitif" et de constater que les basaltes massifs beaucoup plus denses et plus solides que les roches sédimentaires auraient dûs être disposés à la base des murs pour leur donner plus de solidité.Il n'en a rien été, la construction s'est faite au fur-et-à-mesure de la collecte sur les terrains de proximité

Un lien sur les constructions de murs en pierre sèche link

On observe encore ...

La base de l'édifice est presque rectangulaire, seuls trois pans de murs (sud, est et ouest) s'élèvent, du mur nord il ne reste que les fondations. La basse-cour mesure environ 20 m sur 30m, sa longueur est N-S.

Les meurtrières

 Sur les pans Nord-est et Sud-ouest se distinguent des meurtrières, de simples fentes verticales dites "archères à étrier" apparues au XIIès, adaptées au tir de flèches peut-être avec arbalète.link

DSC02676.JPG mur-ouest-meurtriere--3-.JPG  mur-ouest-meurtriere--2-.JPG mur-est--3-.JPG                                                    de l'extérieur                                                                                         de l'intérieur

Sur le mur Est, tout en haut, un niveau supérieur en retrait donnant vue sur l'ancienne route de Fontès, un chemin de ronde ou courtine ?

DSC02674.JPG DSC02664.JPG

Une courtine et des gargouilles

Au même endroit, de l'autre côté du mur Est, trois gouttières ou gargouilles surplombent le chemin et évacuant l'eau de pluie de ce niveau supérieur.  Etait-ce une tour à ciel ouvert ? une courtine ? D'apres les études faites, le château médiéval avait des toits de bois. On distingue le sillon de la gouttière. Des textes anciens attestent d'un donjon à Mazers. La façade intérieure montre une lignée de trous de boulins (5), sûrement un plancher qui correspond à la meurtrière supérieure.

                               DSC02682.JPG              3-goutieres-et-profil-chemin-de-ronde.JPG   

                                       Une gargouille du mur Est                               Profil des gargouilles et de la courtine

L'Opus spicatum

La façade intérieure sud est couverte de lichens mais elle est la seule a présenter un appareillage en "opus spicatum" ou "épi de blé". Pourquoi ? Esthétique, répartition des forces ... ? ce mur serait plus ancien que les autres d'après un spécialiste.Ce mur sud est le moins protégé naturellement, est-ce que cela a un rapport avec cette construction particulière ? On retrouve des opus "piscatum" (poisson) cette fois-ci, sur un mur d'enceinte à l'est, sous l'ancienne église.

 

DSC02663  mur-sur-exterieur--3-.JPG

DSC02779-copie-1.JPGEn effet, ce mur sud à l' intérieur et plus encore à l'extérieur, présente sur plusieurs courtes séquences, une orientation oblique des pierres à 45° environ.  La disposition est plus ou moins régulière selon le savoir faire des artisans et la matière première disponible. Ces séquences ne sont cependant pas ici en arête de poissons.

"Cette disposition de pierres utilisée par les romains a été utilisée essentiellement par les Carolingiens et perdure dans l'architecture castrale jusqu'au XIIè s. "

Cette présence marque donc une construction relativement ancienne du Moyen-Âge, fin du premier millénaire-début du deuxième.link.

Escalier et porte

Toujours sur ce mur sud se distingue l'ébauche d'un escalier avec un décallage du mur (escalier ou support de plancher) et une ouverture de porte mais ce n'est pas certain.

escalier ...   mur sud porte  mur ouest boulins

                  les restes d'un escalier                                         La voûte d'une porte                   Les trous de boulins

Le mur Ouest  présente une meurtrière et plusieurs trous de boulins traversants ayant servis à échafauder. Beaucoup de trous de boulins sont observables, traversants et peu de borgnes.

Dans la basse-cour, un trou au sol d'un diamètre d'environ 1m, entouré de pierres: un puits, l'accès à une cave ? des fouilles ?

mur-ouest-copie-1.JPG  mur-ouest--3--copie-1.JPG   DSC02672      

                                              Les trous de boulin                                                                                   un puits ?

A l'Est, sous le chemin d'accès au château, se trouve un mur de soutènement en pierre sèche (sans ciment). Il présente lui aussi des séquences en opus spicatum et cette fois-ci en arête de poisson ! on dit alors piscatum.

  mur extérieur est (2)    mur-exterieur-est-copie-2.JPG   mur extérieur est (5)

                        opus spicatum en arrête de poisson                                                         la vigne

Est ce que le XXIè s verra Mazers s'effondrer dans l'indifférence malgré son passé ancien ? nous lui souhaitons un mécène, amoureux du patrimoine et souhaitant faire connaître son histoire... 

Comme beaucoup d'autres communes de l'Hérault, la vigne est apparue à Fontès entre le 1er et le 2ès et représente ici 95% des cultures.  La cave coopérative de Fontès produit un très bon vin de cépages Syrah et Grenache : le "Château Mazers" (médaillé d'or en 2009) où la nature du sol n'est pas étrangère à la qualité.link

Une autre très bonne cuvée est celle du "Latude". Mazers et Latude sont les noms de famille des propriétaires du XVIIIès. (les seigneurs de Vissec de Latude) A déguster avec modération   

Ce village possède aussi une splendide église du XIIIès inscrite à  l'inventaire des monuments historiques. Voir le site de la mairie link

merci à Ramon Capdevila (géologue) pour ses explications, à Jean-Louis Bessière qui a publié "les mystères de Latude" et à Mr Burgos de Fontès.

les photos : mc matray

mur est rondemur-sur-exterieur--2-.JPG    mur-est--22-.JPG

Le château de Maders (Fontès-34)

Le château de Maders (Fontès-34)

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 18:11

Cette étude personnelle porte sur le graphisme du denier Melgorien appelé aussi denier de Melgueil, sol melgorien ou monnayage des Evèques de Maguelonne. Elle aidera à lire et expliquer cette légende dite "dégénérée" et à étudier une lettre en particulier, le S.

Une invitation aussi à recueillir les avis d'historiens et numismates spécialistes des monnaies féodales en ce qui concerne un fragment de monnaie trouvé au nord de Beziers et difficilement identifiable...

les sources :

- le "nouveau manuel complet de numismatique du Moyen-âge et moderne" de A. de Barthélémy

- les "mémoires sur les anciennes monnaies seigneuriales de Melgueil et de Montpellier"

- le "traité des monnaies des prélats et barons de France" de Tobiesen Duby

- "les monnaies féodales" de Justin Poey d'Avant

- "description des monnaies féodales françaises" de P. d'Avant

- les "publications de la société archéologiques de Montpellier"

- "l'art de vérifier les dates des faits historiques" de F. Clément

- "les monnaies féodales" Clairand-Prieur.

- le site de numismatique cgb.fr link

- le site de numismatique "sacramoneta" link

- le site Monnaie féodale d'Oc link

Fragment de pièce d'argent trouvé en terre Languedocienne, à 40 km au nord de Béziers :

              DSC01650.JPG        DSC01873.JPG

De suite de conclure à un denier de Melgueil. Mais voici ci-dessous un denier de Melgueil comme il est connu des numismates du Languedoc. Il y a des différences flagrantes.

                                1.denier_17-9mm_0-97g_b.JPG    1.denier_17-9mm_0-97g_a-1.JPG

                                                          Denier melgorien argent 17,9mm 0,97g

Le revers : quatre annelets et la légende N A I D O N A, seul le cercle extérieur est de grènetis

L'avers : une croix composée d'une fasce (pointée) et deux mitres, le légende I A I M V N O S, seul le cercle extérieur en grènetis

La ressemblance évidente est la croix caractéristique de la monnaie melgorienne : une fasce (ou pâle) et deux étendards (ou mitres) et le besant.(monnaie d'or de Byzance introduite en occident à la période des croisade, voir lien link)

Les différences: ce n'est pas un fragile billon qui se plie facilement (alliage d'argent et de cuivre) mais du bon argent brillant à la patine noire. Le cercle intérieur est de grènetis et non lisse. Et même si le revers est quelque peu brouillé, on distingue une croix et au moins un annelet.

Le fragment laisse présumer un diamètre de plus de 20mm. L'écriture apparemment n'est pas dégénérée mais le "S" est couché.

"La monnaie de melgueil est l'une des monnaies les plus célèbres et des plus utilisées dans le Languedoc médiéval. " (Voir le site Sacra-Moneta link)

L'historien Justin Poey d'Avant dans son livre  "les monnaies féodales de France" (1860) que l'on considère comme la bible des numismates en monnaie médiévale, écrit que cette monnaie est mentionnée dès 949 dans une charte et "l'on suppose que la première émission a du devancer cette date d'assez loin".

Ce livre est en ligne, "les monnaies féodales de Poey d'Avant" link

Tous les historiens sont d'accord pour dire que le système monétaire du IX eu XIV donne 'l'impression d'un inextricable désordre"  d'ailleurs monnaies royale et féodales circulaient en même temps...                         

Avant d'aller plus loin, un petit résumé sur l'histoire de Maguelonne, le comté de Melgueil et sa monnaie : :

 

Maguelonne :

La fondation de Maguelonne remonte à la domination wisigothe.Son évêché date du milieu VIè (550). Les Sarrasins en furent chassés par Charles Martel et la ville fût ruinée en 737. Ses évêques se réfugièrent dans une bourgade voisine du nom de Substantion (supposée aujourd'hui Castelnau le Lez). Les romains l'avaient ainsi nommée Sextantio pour être la sixième station relai, depuis les Pyrénées, sur la voie Domitia.

Maguelonne, autrefois une île dans des étangs, est devenue Mauguio aujourd'hui, une commune proche de Montpellier en Languedoc-Roussilon et Substantionn n'existe plus. Justin  Poey d'Avamelgueil de Susbtantion (de Poey d'avant)nt présente dans son étude un exemplaire de la monnaie frappée à Substantion, ceci en accord avec l'historien Duby (et en désaccord avec M. de Barthélémy qui l'attribue à l'abbaye de Ste Marie de Saintes).

"Les comtes de Melgueil avaient un atelier de frappe à Substantion".

Le revers porte deux annelets et deux croissants.La légende : CTVSII CAITILLIS (d'où l'hypothèse de Castelnau)

L'avers, la croix cantonnée d'un besant.  La légende : SVCTANTIAI

(La croix n'a pas le pâle et les mitres,le cercle intérieur est de grènetis) 

Les évèques restèrent trois siècles à Substantion et Maguelonne devint un tas de ruines dans les étangs. Les comtes de Substantion prirent le titre de comte de Melgueil.

En 1040, l'évêque Arnaud 1er (Sixième évèque de Maguelonne) décide de réintégrer Maguelonne et de rebâtir l'évêché. Un pont en bois d'un kilomètre est construit entre l'île et la terre. La ville fortifiée devient siège épiscopal et sa cathédrale la deuxième après Rome. Jusqu'en 1500, on l'appellera l'île des évêques.

Maguelonne rayonne et son port rivalise avec Marseille alors que Agde et Narbonne déclinent. C'est un grand port de pêche, principalement pour le thon et la sardine.

A la fin du XIIIè, Pierre d'Aragon possède le Roussillon, la Catalogne et le Languedoc. Son fils Jaime 1er, roi d'Aragon en 1214, est aussi seigneur de Montpellier de part sa mère Marie de Montpellier.

En 1536, Montpellier, la cité voisine en plein essor recueille l'évêché. Les guerres de religion vont porter un coup à Maguelonne, les  protestants s'y réfugient en 1562 et Richelieu ordonne son démantèlement.

 

  Le comté de Melgueil :

Le comté de Melgueil était l'ancien comté de Maguelonne avant que les comtes n'abandonnent  l'île à l'arrivée de Charles Martel en 737 pour Substantion. Les comtes de Substantion prirent le titre de comtes de Melgueil du nom d'un château "Melgorium" situé sur un étang communiquant avec Maguelonne. Bernard 1er était comte de Melgueil et de Substantion. Le comté avait le privilège de frappe de la monnaie melgorienne.

En 1172, le comté de Melgueil passe à la maison de Toulouse.

En 1211,  lorsque Raymond VI, Comte de Toulouse, prend parti pour l'hérésie albigeoise, le Pape Innocent III confisque le comté de Melgueil et en avril 1215 (date de la bulle pontificale) le place sous suzeraineté de l'évêque de Maguelonne, Guillaume d'Autignac.

Désormais les  évêques prennent le privilège de frappe de la monnaie jusqu'au milieu XIVè. Au traité de Meaux en 1229, curieusement les terres de Raymond VII reviennent au roi de France, Saint Louis, sauf les terres de Melgueil et l'évêché qui restent au pape.

 

La monnaie de Melgueil

Sa création vient de l'affaiblissement du pouvoir central carolingien qui possédait l'exclusivité royale en matière monétaire. Aux IX-Xè, les comtes auparavant nommés par le pouvoir central, se sont rendus indépendants en usurpant le droit de battre monnaie en leur nom. Ils choisirent les types de monnaies ayant le plus de crédit auprès du peuple, et donnèrent aux lettres un aspect indéchiffrable (P. d'Avant) d'où le qualificatif de légende dégénérée ou barbare .

La monnaie de Melgueil est l'une des plus célèbres monnaie féodale du Languedoc avec grand succès au XII et XIIIès. Elle est émise en grande quantité et son poids et son titre ont plusieurs fois été modifiés. Sa zone d'utilisation va d'Avignon, Mendes, Rodez, Cahors, Toulouse, Perpignan, Montpellier et Arles.

Comme les autres monnaies féodales d'argent, elle appartient au système monétaire du denier hérité des romains. Les carolingiens avaient abandonné la frappe de l'or des Mérovingiens. 

Son privilège de frappe est difficile à reconstitué, tant les concessions de frappes sont nombreuses et les ateliers différents. Les évêques vendirent une partie de leur droit de frappe aux seigneurs et consuls de Montpellier début XIII (Barthélémy).

1215, le monnayage comtal devient épiscopal. Aucun évèque de Maguelonne n'a inscrit son nom sur la monnaie (Poey d'Avant)

1272,  Montpellier est devenue propriété des rois de Majorque et d'Aragon. Jaimes 1er, seigneur de Montpellier et roi d'Aragon, fils de Pierre d'Aragon, donne le droit de frapper monnaie aux armoiries de la ville et au nom du roi, c'est le "gros montpellierain" frappé en 1273. Jaimes III revendit la ville en 1343 au roi de France Philippe de Valois. 

La monnaie meurt à la fin du régime carolingien,  le pouvoir central capétien récupère peu à peu le droit de battre monnaie.

En 1292, Philippe le Bel restreint au diocèse le cours de la monnaie et  plus tard Philippe le long réserve au roi de France, seul, le droit de battre monnaie dans la baronnie de Montpellier. La monnaie sombre au profit de la monnaie royale et devant l'unification monétaire du royaume.

L'histoire du graphisme de Melgueil

Le graphisme de type royal carolingien est la croix chrétienne légèrement pattée avec le nom du roi à l'avers, au revers le lieu et quelque fois un monogramme.

Charlemagne apporta à la monnaie un graphisme plus artistique et des lettres mieux formées.

                                         CHARLES.jpg            CHARLES chauve                    

                                                                Denier de Charles le chauve

Pour l'historien M. de Barthelemy, les comtes de Narbonne (en particulier Milon vicomte amovible) adoptèrent les types de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve (ci-dessus) jusqu'au Xès et frappèrent monnaie à leur nom. 

A Narbonne, c'est le type de Toulouse qui est adopté mais la substitution est progressive et les deux monnaies se côtoient dès le Xès (B. Fillon) jusqu'au XIè où il semble se stabiliser.

                                        bfe 269523 R 1ernarbonne cgb

                                                        Denier de Raymond 1er de Narbone

Le denier de Raymond 1er de Narbonne pourrait avoir servi  de prototype à la monnaie de Melgueil puisque l'on retrouve  Narbonne et  Raymond, la croix avec un besant et les annelets. Il s'agit d'une reprise de monnaie car la monnaie de Melgueil n'a jamais eu d'atelier à Narbonne.

Le personnage de Raymond n'a pas été clairement identifié et selon les historiens, il pourrait s'agir de  Raymond 1er Vicomte de Narbonne ou Guillaume-Raymond, premier évèque-comte de Melgueil ( M. de Barthelemy). Le mystère subsiste à ce jour.

A la fin du XIès le graphisme de la monnaie est stabilisé. Les ateliers improvisés sont souvent précaires à cette période et les frappes rudimentaires. Les légendes sont dégénérées et varient très peu.

On peut lire à l'avers:  RIMVNDS, RAIMVNO ou ici IAMVNOS et pour Narbonne : NARBONVS, NARBONA, NAIOBONA ou ici NAIDONA.

Certains spécialistes parlent de légendes fantaisistes, que l'on n'identifie pas et que l'on pense totalement inventées. 

Les légendes barbares ou dégénérées

                  Graphisme-et-legende-copie-1.jpg

 

Pour Poey d'Avant, c'est clair,  il faut distinguer la monnaie des comtes de Melgueil de la monnaie  des évêques de Maguelonne

"il y a lieu à établir une séparation assez bien tranchée entre les monnaies frappées par les comtes de Melgueil et celles qui appartiennent aux évêques"

Selon lui les modifications ont été apportées après le passage de prilivilège des comtes aux évèques dès 1211.

"A Maguelonne, toujours selon moi, l'emprunte ne fut pas d'abord sensiblement modifiée. Ce ne fut que plus tard que la croix fut convertie en pâle, accosté au milieu de deux pennons. Plus tard encore ces deux derniers signes eurent la pointe émoussée"  "les caractères qui composent les légende ont cette forme étrange que nous avons vue sur un denier de Béziers"

Extrait de son livre "les monnaies féodales"où il explique :

les "Melgueil"  :

Revers à quatre annelets mais à  l'avers la croix n'est pas la fasce et les mitres mais pattée dite de Toulouse (occitane voir le lien link) :

poey-d-avant-Raimunos.jpg   Poey-d-Avant-Melgueil-15-Raimunos--.jpg  Poey-d-Avant-Melgueil-16.jpg

         RAIMVNOS       NARBONVS                       RAIMVNOS   NARBONA                   IAMVNOS     NARBONA

les Maguelonnes : Le revers a les annelets et l'avers la fasce (ou pâle) et les mitres(ou étendards)

poey-d-avant-Mel-Maguelonne-17-IAMVNOS.jpg  poey-d-avant-Mel-maguelonne-19-Raimvnos.jpg

            IAMVNOS                              NAIDONA                                        RAIMVNOS                            NARBONA

DSC01650

Si l'on valide la théorie de Poey d'Avant, le denier d'argent trouvé serait un prototype de la Maguelonne.

Prototype par la qualité de l'argent (la maguelonne est un billon) les grènetis du cercle intérieur comme le type carolingiens, les lettres peu ou pas dégénérées avec le S couché.

Les Maguelonnes auront plus tard ce "S" très particulier, souvent divisé en deux parties.

Certains numismates distinguent des étendards puis des mitres plus ou moins bombées. 

 

La transformation du "S"

Ce qui m'interpelle le plus est la transformation progressive du "S" et en particulier lors du changement de légende dès 1211.(Poey d'Avant)

transformation-S---1-charles-le-chauve.jpg transformation-S---2--Raimundus-.jpg transformation-S---3-couche-maguelone--a-identif-copie-1.jpg melgueil-poisson-oeil.jpg poissons-degenere-1-copie-1.jpg

Charles le Ch.   Raimundus   Maguelonne Evêques Maguelonne des Evêques   Maguelonne des Evêques

S droit                 S droit             S couché                         S en poisson (oeil)               S en poisson dégénéré

et grènetis         et grènetis     et grènetis                       cercle lisse                             cercle lisse

                                                            DSC02331

                          Quand le "S" droit se scinde, déjà l'ébauche du "S" de Melgueil apparait

Sur les deniers du type carolingien, le "S" est droit ( Charles le chauve ci-dessus), il apparaît couché sur la monnaie de Melgueil (exemplaires de Poey d'Avant) et le plus souvent en deux fragments séparés sur la maguelonne épiscopale.

Après la cassure du "S", apparaissent deux fragments au graphisme particulièrement identifiable sur certains exemplaires. 

poissons-melgueil-3.jpg     poisson-degenere-3-copie-1.jpg       poissons-melgueil-bis-net.jpg    melgueil poisson oeil   

 

Il est évident que ce type de "S" représente dans sa partie supérieure un poisson,  la partie inférieure restant  toujours très effilée.

Sur le premier, se distinguent les nageoires pectorale et anale, la nageoire caudale très échancrée rappelle celle de certains poissons (le thon?)

                                                     melgueil-poisson-oeil-copie-1.jpg

Sur le deuxième graphisme, l'oeil et sa pupille sont  bien visibles, la bouche grande ouverte, la queue très échancrée.

Ci-dessous, des modèles de poisson dégénéré :

  poisson-degenere-3.jpg      poisson-degenere-2.jpg   poissons-degenere-1.jpg   IAMUNOS-detail-poisson-degenere.jpg        

C'est sur les maguelonnes des Évêques que le "S" se transforme, il devient  un poisson, plus ou moins bien identifiable. Cela n'est pas sans rappeler le symbole chrétien de l'idéogramme ICHTUS "Jésus Christ fils de Dieu, sauveur". Le poisson  est le symbole christologique du repas eucharistique. Dans les catacombes, les poissons sont un signe de reconnaissance chrétien. 

Faut-il y voir une volonté de l'épiscopat au changement de frappe ?

Est-ce une pure fantaisie de monnayeur ?

Double symbole, chrétien mais aussi de l'important port de pêche qu'est devenu Maguelonne au XIè et XIIè.

 

Peut-on conclure que le graphisme identifiable s'est dégénéré et que selon la rigueur des ateliers et des monnayeurs, le dessin initial n'a pas toujours bien été compris et reproduit ?

"Il existait d'importantes variations dans la frappe des monnaies sorties d'un même atelier et à plus fortes raisons entre des deniers battus dans des ateliers différents" (Sacramoneta) 

A ce jour, je regarde la monnaie de Melgueil avec une attention particulière pour ce "s", sa teneur en argent et les grènetis. Cette monnaie si répandue dans le Languedoc des XIè et XIIè semble garder encore quelques mystères.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 15:38
le château de la Duchère (Lyon) ou un château détruit par erreur ?

Le  site figurait sur la carte de Cassini au relevé de 1758 et publié en 1761. Aujourd'hui c'est un parking...

                                            Sur une de ses portes, on pouvait lire l'inscription 

tant de peine pour amasser et puis mourir et tout laisser"

épigramme de Martial, poète satyrique romain (1er siècle ap. JC)

Jusque dans les années 1970, il existait un vieux château qui dominait Vaise. On l'appelait "le vieux château" et  il faisait rêver les enfants car on disait que c'était celui d'Henri IV !

         image Bibli de Lyon         !B7uI8-!CGk~$(KGrHqJ,!g4EyrqvregYBM1DSn6ywQ~~ 12

    Château de la Duchère - (BML - Fonds Sylvestre)      Gravure XIXè- le château de la Duchère

Quand j'étais enfant puis adolescente, j'ai vécu de 1962 à 1972 dans les quartiers alors neufs de la Duchère, le 9ème arrondissement périphérique de Vaise à Lyon (69). Ce n'était pas la grosse cité populaire qu'elle est devenue. La barre d'habitation était alors la première construite et entourée de prairies, de vieilles fermes avec des vaches et des jardins de rosiers... Des super balades !

Cette barre était appelée "le château" parce qu'elle était flanquée de huit tours et construite sur le domaine d'un château médiéval du XIVè siècle, le "vieux château comme on l'appelait.

voir p. 313

http://books.google.fr/books?id=tvcwAQAAIAAJ&pg=PA314&lpg=PA314&dq=%22tant+de+peine+pour+amasser+et+puis+mourir+et+tout+laisser%22&source=bl&ots=YgtEFdR_TV&sig=q5e47cOWllXQnYG4X724nc8vRnk&hl=fr&sa=X&ei=4QP6U_T3KJXhaqiAgbgP&ved=0CC0Q6AEwAg#v=onepage&q=%22tant%20de%20peine%20pour%20amasser%20et%20puis%20mourir%20et%20tout%20laisser%22&f=false

Il y était jusqu'en 1970, il n'y était plus en 1972 lorsque nous avons déménagé. Seule un tour du mur d'enceinte "rabotée" à un tiers de sa hauteur initiale est demeurée.

Il a été totalement rasé dans les années 1970, sans aucun respect pour le patrimoine historique qu'il représentait. J'ai relevé dans une discussion sur un blog en 2005 :

"il devait être détruit lors de la construction des grandes barres de la Duchère. Mais à la dernière minute, sous la pression des associations de défense du patrimoine, Pradel prend plus ou moins la "décision" de l'épargner, puisqu'il est relativement loin (100m environ) de la plus proche des nouvelles constructions (un peu comme Ménival dans le 5ème)Mais lors des premiers coups de pioche, comme le château ne figure sur aucun des plans de masse et qu'aucun des chefs de chantier n'est au courant de la toute neuve décision municipale, il est fortement endommagé. Oh encore une erreur ! Alors, on se décide à l'achever..."

Comme j'étais déjà passionnée de dessin et de Moyen-âge, j'avais fait un croquis que je viens de retrouver :

                                                château la Duchère mcyvanes 1970 dessin

                                                                            dessin mc Yvanès

Il était assez imposant. Un raccourci était utilisé par tous les habitants de la cité qui permettait de "descendre" rapidement à Vaise et de rejoindre la rue Marietton.

Il se prenait dans la cour (ci-dessus) devant le vieux château et descendait assez raide dans le bois... je le prenais régulièrement.

Il m'est arrivé aussi d'entrer plusieurs fois dans le château de la Duchère car des familles y logeaient et les enfants étaient dans ma classe.

                                              08

                                                               Le château avant sa démolition

Je me souviens que l'on accédait à une cour intérieure dominée par des galeries et des pièces sur plusieurs étages. On s'y perdait !

Une pièce était la fierté des locataires, elle possédait un magnifique plafond peint aux motifs de couleur or, bleu et rouge qui selon leurs dires avait été quelque peu endomagé à la Révolution de 1789. Pour nous les enfants, c'était un trésor. En existe-il des photos ?

Il y avait aussi des oubliettes, la porte condamnée descendait dans les caves et les sous-sols. A ce moment-là, tout était encore authentique.

                                      Duchere 01               

Il y avait aussi une croix de pierre dans le bois qui l'entourait, je m'en souviens par ce dessin :

                                             d-croix-du-chateau-de-la-Duchere.jpg

Un lavoir a échappé à la folie dévastatrice des promoteurs. J'ai lu qu'une association (l'Association de Sauvegarde des lavoirs des Monts d'Or) a entrepris de le sauver.

                                                     Lavoir du chateau de la Duchere - Michel Matray

                                                                            Photo de Michel Matray

Il s'agit d'un imposant lavoir sans doute à l'image du château, de 12 x 5m daté de 1661. Il est alimenté par le ruisseau des Gorges. "Le dernier lavoir de Lyon" d'après René Chevalier, Historien et ancien habitant de la Duchère.

Le château aurait accueilli Mme de Sévigné et Henri IV à l'aube de son mariage.

- lire la Notice sur le château de la Duchère" écrite par Paul de Varax dans la revue du Lyonnais, n°14. 1872. link

-  lire l'article sur l'histoire du château paru dans point actu Bibliothèque Municipale de Lyon link

 

                                            Ce blog pour qu'il en reste quelque chose...

le château de la Duchère (Lyon) ou un château détruit par erreur ?
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  • Autodidacte curieuse d'Histoire et de Patrimoine, d'Art, de symbolisme lié à notre culture. Plusieurs modules à l'Université Lumière LYON II : Le Moyen-Âge; écritures anciennes, les grands décors peints du XVIIè, Vermeer, Médicis... un livre publié : "le symbolisme des heurtoirs populaires languedoc
  • Autodidacte curieuse d'Histoire et de Patrimoine, d'Art, de symbolisme lié à notre culture. Plusieurs modules à l'Université Lumière LYON II : Le Moyen-Âge; écritures anciennes, les grands décors peints du XVIIè, Vermeer, Médicis... un livre publié : "le symbolisme des heurtoirs populaires languedoc

Marie-Christine Matray (Yvanès)

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